À l’origine de la série de performances filmées PLAIES URE, des bribes poétiques et des collages intuitifs devenus des sculptures puis objets de performances, elles-mêmes jouées, filmées puis sculptées dans l’espace. Des cheveux tombent, des plaies coulent, des blocs d’argile se décomposent, des mouchoirs pleurent au fil d’une œuvre où il faut moins détruire que dissoudre, moins annihiler que faire couler pour alléger plutôt que nier. Les corps y sont à chaque fois et après la douleur plus fluides, plus légers, parce qu’il s’agit de pouvoir, sans anéantir, supporter.
Et comment nous voilà moins épais.
Extrait de Et comment nous voilà moins épais, Lou-Justin Thailhades, exposition « Bonsoir Mémoire », 2023
The PLAIES URE series of filmed performances began with poetic fragments and intuitive collages that evolved into sculptures, which then became objects for performances. These performances were enacted, filmed, and transformed into spatial sculptures. Hair falls, wounds seep, clay blocks break down, tissues weep—everything flows rather than shatters. The work isn’t about destruction but dissolution, not annihilation but allowing things to run their course, lightening the load rather than denying it. Through this process, bodies emerge from pain more fluid, more weightless, finding resilience not in erasing suffering but in learning to carry it.
And how we have become less substantial.
Excerpt from And how we become less heavy, Lou-Justin Thailhades, exhibition «Bonsoir Mémoire», 2023